Conversions par l’Eucharistie

Anfré Frossard

André Frossard, jeune athée, fils du premier secrétaire du Parti communiste français, nous livre l’admirable récit de sa conversion.

En visitant fortuitement une église, il vit  » au dessus du maître autel, un vaste appareil de plantes, de candélabres et d’ornements qui était dominé par une grande croix de métal ouvragé, portant en son centre un disque d’un blanc mat. Je n’avais jamais vu d’ostensoir habité, ni même, je crois, d’Hostie et j’ignore que je suis en face du Saint-Sacrement. La signification de tout cela m’échappe. Mais c’est alors que commence l’avalanche à rebours. Je ne dis pas que le ciel s’ouvre ; il ne s’ouvre pas, il s’élance, il s’élève soudain, fulguration silencieuse. Evidence de Dieu…
Irruption déferlante de lumière, joie du naufragé. Tout est dominé par la présence de Celui dont je ne pourrai plus jamais écrire le nom sans que me vienne la crainte de blesser sa tendresse, devant qui j’ai le bonheur d’être un enfant pardonné : je suis catholique.  »

Freddy rencontre l’amour

C’était Vendredi soir. La mission paroissiale battait son plein. Alain et moi, nous évangélisions dans un café en face de église paroissiale où le Saint-Sacrement était exposé. Nous parlions avec deux jeunes qui nous posaient toutes leurs questions sur Dieu.

Jésus, le mal, etc. Nous répondions de notre mieux. Brusquement, nous avons eu une inspiration : « Si vous avez tant de questions, pourquoi n’allez-vous pas les poser vous-mêmes à Jésus ? Il est là, de l’autre côté de la rue… »
Étonnés, nos deux jeunes se sont regardés. « Pourquoi pas ? » Nous avons traversé la rue avec eux. Une fois dans l’église, ils n’en ‘menaient pas large’. Il y avait sans doute longtemps qu’ils n’avaient pas franchi le seuil d’un tel édifice ! Nous les avons conduits devant le Saint-Sacrement. Ils n’avaient certainement jamais vu un ostensoir de leur vie. Quelques paroissiens étaient agenouillés devant l’Hostie. Gauches, ils se sont mis à genoux pour faire comme eux.  » Posez-lui vos questions  » leur ai-je soufflé tout bas à l’oreille. Ils sont restés là un long moment pendant lequel Alain et moi avons prié pour eux de toutes nos forces. C’était une prière simple où nous ne « sentions » rien.
Brusquement, Freddy, le plus âgé des deux jeunes s’est levé et est allé se confesser. Nous n’en croyions pas nos yeux ! A la sortie de l’église, son regard avait changé :  » Vous aviez raison : II est là et il m’aime! C’est une expérience extraordinaire ! » Freddy avait rencontré l’amour de Jésus qui pardonne. Le Saint-Sacrement l’avait conduit à la Réconciliation… sans aucun discours de notre part.

Paulo (extrait de ‘Il est Vivant’)

Le goût de vivre

C’était en 2007, j’étais maigre, je mangeais peu et pleurais tout le temps. Maman m’a invitée à venir à une session de Paray-le-Monial. J’ai fini par accepter en lui faisant promettre qu’une fois sur place, elle me laisserait libre de la suivre ou non. Arrivée, là-bas, on m’a accueillie comme faisant partie de cette grande famille où tout le monde se saluait, se souriait, etc. La peur me fit reculer: je voulais repartir et demandais même où se trouvait la gare. Mais sans aucun moyen, je n’avais pas d’autre choix que de rester. Les premiers jours, j’ai erré dans les rues de cette ville, fumant, pleurant, passant tout mon temps sous la douche à l’hôtel, ou à faire des mots croisés. Petit à petit, sans vouloir encore le reconnaître, j’étais cependant touchée par les personnes que je rencontrais et par ce que j’entendais. Maman suivait toutes les activités proposées, priait et faisait prier pour moi en disant: « Ma fille est dépressive, je ne sais pas quoi faire ! »
Un soir, elle me proposa de la suivre. Et alors que jusqu’ici, j’avais tout refusé, je lui ai dit oui. C’était une soirée de témoignages et d’adoration du Saint-Sacrement.

Lorsque les prêtres amenèrent l’ostensoir, je regardais les personnes autour de moi: elles faisaient un signe de croix, se mettaient à genoux. J’ai alors pensé: «Il doit se passer quelque chose d’important ! » Quelques personnes ont donné le témoignage du changement de leur vie depuis qu’elles avaient “rencontré” Jésus. En les entendant, j’ai décidé de parler à Celui qu’elles disaient être leur nouvelle source de vie et de joie: « Si tout ce que j’entends et vois ici est vrai, tu vas me le montrer… J’ai fait un pas, toi fais le reste » Après être allée déposer comme nous y étions invités un papier au pied du Saint-Sacrement, sur lequel j’avais écrit toutes mes souffrances, j’ai pris en échange une parole de l’Évangile et je suis revenue à ma place. À la lecture de cette parole, la glace qui recouvrait mon coeur s’est mise à fondre et mes larmes ont coulé en abondance…
Après une bonne nuit, je me suis levée, habitée d’une joie et d’une paix nouvelles. J’ai raconté à maman, en pointant un doigt sur mon coeur, que quelque chose s’était passé “là” et qu’aucun mot ne pouvait l’exprimer, si ce n’est l’Amour ressenti alors, qui débordait de partout: il fallait donc maintenant que je donne ce « trop-plein » aux autres.

À partir de ce moment, ma vie n’a plus été la même et je me suis remise aussitôt à manger. Durant les quelques jours qu’il me restait à vivre à Paray-le-Monial, je suis allée souvent devant le Saint-Sacrement pour goûter et goûter encore cet Amour que je venais de découvrir. Et même si je m’éloigne encore trop souvent de Jésus, je sais désormais qu’il est toujours là à mes côtés.

CATHERINE (extrait de ‘Il est Vivant’)

Je vois l’Hostie, je vois Jésus

Après ma conversion, je me posais encore beaucoup de questions sur la présence de Jésus dans l’Eucharistie. Un jour, au cours d’une messe, j’eus une parole intérieure :  » je ne comprends pas, mais je crois.  » J’étais saisie de joie. A partir de ce moment-là, j’ai posé un acte de foi à chaque messe ou pendant l’adoration. Peu à peu, sans m’en apercevoir, je ne me suis plus posé de questions. Maintenant, quand je vois l’hostie, je vois Jésus. Et quand je reçois l’Eucharistie, je sais que c’est Jésus que je reçois !

Christine (extrait de ‘Il est Vivant’)


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